Archive pour la catégorie 'Dernières sorties'

Aiguille du Moine 3412 m. Arête Sud Classique

Mardi 1 juillet 2008

Sortie du 28 et 29 juin 2008.

Topo Philippe C.

 

Ils étaient huit à partir. Quatre d’entre eux ont réalisé une conquête sportive sans bavure (il faut dire que l’un d’entre eux connaissait les lieux) Les autres, davantage contemplatifs, ont tranquillement (tout de même assez activement) profité de cette belle journée ensoleillée pour gravir le même itinéraire.Les échelles humaines du refuge

Ils sont tous partis du refuge du Couvercle à quatre heures du matin. Dans l’obscurité, Denis mène la troupe. Malgré la chaleur de la nuit, ils chaussent les crampons pour remonter le petit glacier. Le jour pointe, la rimaye passe bien. Après quelques mètres sur une roche compacte, ils retrouvent les vires du cheminement. Les deux premières cordées filent à grand pas vers le gendarme coiffé et franchissent «Le Dièdre» au coin de bois “douteux” dit t’on!. Elles arriveront au sommet vers dix heures.Le Dièdre au coin de bois

Les deux autres cordées qui enchaînent tranquillement le parcours sont distancées mais elles font bon chemin dans cette immensité rocheuse sans repère évident. Elles aussi graviront “Le Dièdre” au coin de bois et la cheminée étroite. Sac coincé, mouflage, glissade ; un coinceur bien coincé est abandonné. Elles sont au sommet vers midi. Nouveau moment bonheur dans le silence de l’immensité. Contemplation sur 360° et vues plongeantes sur les glaciers. . La descente dans le labyrinthe de pierre est longue mais après de multiples contours, sauts, glissades,Rappel dans la descentepassages rapeux, et une belle glissade sur le cul pour descendre le petit glacier, nos quatre montagnards sont de retour au refuge à 14h45.  Arrivée là, ils deviennent tout à coup très énergiques. En effet l’enjeu est de ne pas rater le dernier train. En quelques minutes, ils s’abreuvent, mangent, rechargent leurs sacs et s’envolent comme des papillons vers les échelles vertigineuses et la Mer de glace. Finalement, ils arrivent à la gare du Montenvers et sautent dans l’avant dernier train qui démarre à 17h10. A cette heure, les deux cordées sportives sirotent déjà dans un bar de Chamonix.

Les cordées sportives : Philippe C. et Denis M. ; Yoann T. et Vincent B. 

Les cordées contemplatives : Philippe A. et Philippe B. ; Florent M. et David C.

Les photos de Philippe A. sont ici, celles de Denis ici,

et bientôt, celles de Yoann seront là, celles de Philippe B. seront ici, celles de Florent seront ici.

Philippe C., Denis M., Yoann T. et Vincent B., Juste avant Florent et l'aiguille VerteOù nous devions aller!

Article écrit par Philippe Arnaud - Site web

La Pointe Sisyphe

Mardi 24 juin 2008
La Pointe Sisyphe 3660 m. Sortie du 21 et 22 juin 2008
Après la pluie des Petits Charmoz et la neige à la Tête Blanche, ils sont huit à partir. Ouf! deux journées pleines de soleil.

Repas en terrassePour atteindre le refuge Leschaux en 3h (2450 m), ils ont  pris le train à crémaillère de Chamonix vers 11 h. Arrivée à la gare supérieure du Montenvers (1913 m), ils ont descendu les échelles de fer, remonté la Mer de Glace et le Glacier de Leschaux avant de gravir les échelles. Le soir, un repas servi sur l’agréable terrasse ensoleillée du refuge a permis d’admirer les variations de lumière sur les grandes Jorasses. C’était beau!

la salle de bain du refuge

Où se laver à Leschaux? Au XXIe siècle, la gardienne Delphine a trouvé une élégante solution pour l’hygiène des alpinistes. Eau chaude, savons et serviettes à disposition.

Les Grandes Jorasses vers 21h

Le lendemain, ils sont partis du refuge vers 5 h. Après avoir descendu les échelles, le jour pointait. Ils ont remonté le glacier crevassé du Mont Mallet. Vers 3100 m, les cordées rapides qui avaient tracé le chemin dans la neige molle ont faibli. Les cordées suivantes ont pris le relais. Vers 10 h, ils se sont tous arrêtés à la Brèche des Périades (3401 m) située à quelques pas de la Pointe Sisyphe. Les Grandes Jorasses étaient encore très, même très très grandes! Au retour, ils ont pris le mène itinéraire et des ponts de neige cédaient parfois sous le pas. Ils sont arrivés au pied des échelles du refuge Leschaux vers 12 h. A 15 h ils étaient à la gare du Montenvers. Bravo Chantal pour cette première.

Passage d'une crevasse

Pour plus de précision sur le cheminement, consulter l’ouvrage de Jean-Louis LAROCHE et Florence LELONG, ”Sommet du Mont Blanc”, Glénat, 1996, page16, 17.

Les cordées: Chantal D. et Florent M., Denis M. et Thierry R., Philippe C. et Vincent B., Philippe A. et Philippe B.

Les souvenirs : les photos de Philippe A. sont ici, celles de Denis sont ici.

et bientôt, celles de Philippe B seront ici, celles de Philippe C. seront là.

Corde tendue s'il vous plaît!

 

Gentianes à 10 mètres du refuge

La Pointe Sisyphe 3460m. Sortie du 21 et 22 juin 2008

Article écrit par Philippe Arnaud - Site web

L’éperon Migot et le couloir de la Table

Jeudi 19 juin 2008

L’éperon Migot à l’aiguille du Chardonnet 3824 m et

Le couloir de la Table à l’aiguille du Tour 3544 m

Sortie du 30 et 31 juin 2007. ils étaient sept à rejoindre le refuge Albert 1er.

Le lendemain, deux cordées se Lèvent à 2 heures pour se lancer dans l’ascension de l’éperon Migot qui mène à l’aiguille du Chardonnet (Philippe A. - Philippe B. & Florent M. - Pierre André P.)

La troisième cordée se Lève une heure plus tard et gravit le couloir de la table qui conduit à l’aiguille du Tour (Philippe C. - Denis M. - Christine B.) 

Le temps et les conditions de neige étaient parfaits.

L’article de Roc’Altitude est ici , Les photos de Philippe B. sont là.

 

 

Article écrit par Philippe Arnaud - Site web

Tête Blanche. 3429 m (arête Nord-Est)

Dimanche 15 juin 2008

Sortie du 15 juin 2008

Un instant de soleil sur les hauts sommets, quelques éclaircies matinales, des rafales de vent, un brouillard intense et quatre heures de chutes de neige incessantes. Voilà le tableau de cette course hivernale au beau milieu du mois de juin. La météo montagne de chamonix avait promis 30% de soleil!

Arrivée au Col du Tour, nos trois montagnards (Wandine C., Philippe B., Philippe A.) s’échappent de l’itinéraire suivi par la foule et se dirigent vers l’invisible face Nord de Tête Blanche. Là, point de trace humaine et vingt centimètres de neige permettent de retrouver silence et solitude. 

Le brouillard est dense mais la lumière dévoile son spectacle. Les ombres sont douces et les couleurs vives sont blanchies. Nos montagnards marchent dans l’invisible au rythme des caprices de la nature mais la lumière est belle. Un instant, la face Nord dévoile sa structure. La rimaye semble infranchissable et sous les envolées de  poudreuse, les pentes supérieures paraissent instables.

Là haut, ils savent que la nature ne fait point de cadeaux alors ils resteront modestes. Pour rejoindre la France dans le bonheur, nos trois alpinistes continuent leur traversée à flan et s’élancent sur l’arête Nord-Est. Après le contournement d’une gigantesque crevasse et l’ascension de quelques belles pentes mixtes aux passages parfois délicats et athlétiques, ils foulent le sommet. Là, pas le moindre signe de vie, tout semble appartenir à la nature. La pierre, la neige, le vent et le brouillard sont maîtres des lieux. La pierre ne dit rien, la neige tombante frappe les visages, le brouillard dissimule les abîmes. Sans attendre, ils entament la descente mais le relief est invisible. La lumière a anéanti les contrastes et seule l’inclinaison des pentes est repérable sous le pied. Une centaine de mètres en contrebas, l’incertitude du chemin grandit. Carte et boussole en mains, l’itinéraire du retour est vite repéré.

Bravo à Wandine qui vient de réaliser sa première course.

Etat de l’arête Nord-Est de Tête Blanche le 26 juin 2006 et l’itinéraire du 15 juin 2008

Les photos de Philippe A. sont ici, les photos de Philippe B. vont bientôt arriver 

 

Article écrit par Philippe Arnaud - Site web

Montserrat Connexion (8,9,10,11 mai Espagne-France)

Jeudi 12 juin 2008

the montserrat connexion

Assemblage et photos(ci-dessus) de Xavier & Céline.

Escalade à Montserrat & Buoux

Le 7 mai 2008, 7 vaillants mousquetons firent donc route vers l’espagne en quête de la terre promise, le site d’escalade légendaire du massif de Montserrat, situé à 59 km de Barcelone, en Espagne.

Au coeur de ce massif aussi gigantesque que somptueux est perché un monastère des plus étonnants (el monasterio de Montserrat), site mystique où le pèlerin peut contempler la vierge noire, madone des grimpeurs, et s’il est un tant soit peu empreint de mysticisme, peut espérer être touché par un éclat de grâce divine.

Le massif de Montserrat est aussi magnifique qu’immense, (plus de 3000 voies).

Après un voyage sous les étoiles et un repos de quelques heures en camping sauvage, nous fûmes tirés de notre bref sommeil réparateur par l’adjudant Ted, qui sait bien que plus court est le week-end, plus précieuses sont les secondes.

S’en suivit une brève virée, les yeux souriants et cernés, al monesterio de Montserrat où Niko connut une illumination qui marqua son visage toute la journée durant.

Quelques heures et un pic-nique espagnol plus tard, après avoir visité l’excellente boutique de grimpe du village et effectués quelques emplettes espagnoles (chaussons,  chapeau et T-Shirt magiques), la Montserrat-Connexion, regroupant une faction de grimpeurs au regard vif et au poil soyeux du club des 3 mousquetons, est entrée en mode grimpe.

Marche d’approche sur la trace des biquettes

Au travers d’une nature sauvage et inhospitalière, l’absence de coupe-coupe et autres sécateurs fut compensée par la fougue des vaillants mousquetons.

Bien vite, le Fred disparu au sommet d’une voie, suivit de son jeune disciple Niko, pour aller tâter du 7 sur la falaise d’en face.

Magnifique journée d’escalade.

Sur ce rocher, petit scarabée,  tu apprendras à tout placer dans tes pieds, car ici la force brute est aussi futile qu’un pétal de ronces emporté par la brise d’une nuit d’été.

Le secteur des falaises de Montserrat que nous avons pratiqué, est composée de milliards de petits cailloux multicolores agglomérés et hyper-résistants, la moindre petite merdouille suffisant à s’accrocher, ce qui semble surréaliste au premier abord, mais ça tient!

La météo n’était pas de notre côté, le ciel se couvrant en fin de journée, d’un amas de nuages sombres aux formes étranges, pour se transformer le lendemain en pluies diluviennes.

Plusieurs solutions s’offrirent alors à la Montserrat Connexion, redescendre vers la Mancha pour aller combattre quelques moulins ou remonter vers un site d’escalade épargné par la météo.

Nous avons opté pour la seconde option et sommes donc retournés au pays des bouffe-grenouilles, sous les cieux plus cléments de Buoux.

De retour en France, après un petit dîner gentillet dans un charmant village où défilaient des mannequins locaux affublés de morceaux de tissus et de plumes de volatiles; Céline, notre chef secouriste, nous à démontré qu’en plus de grimper avec fougue et parcimonie, elle savait parfaitement gérer les accidentés de la route.

Buoux est situé dans le Lubéron, c’est un site d’escalade fort réputé en France et noté comme “incontournable” dans le guide du grimpeur intergalactique (édition 2018).

Après une nuit mouvementée, encore sous le choc de son illumination mystique, Niko fait “la sirène sur son rocher”, en arrière plan Céline qui escalade la voie du “moustique fou”.

Céline, palpant la roche

Niko, plus agile qu’un chimpanzé

Xavier se détend dans la Crysalide (8A), avec une grimpette gracile, tout en souplesse, suivit d’une descente brosse à dent en main pour faire disparaitre toute trace de son passage et optimiser la roche pour le prochain grimpeur (technique préconisée à tous, et décrite en détail dans son livre en préparation : le guide du savoir grimper).

Notre séjour s’est conclu par un épluchage de légumes suivit d’un succulent déjeuner à l’Auberge des Seguins(Buoux, Lubéron), gîte magnifique situé en pied de falaise où Amélie sait charmer sa clientèle.

Auberge des Seguins, Buoux

Conclusion

Cette petite expédition-escalade Montserrat-Buoux fut excellente bien qu’un peu courte.

A suivre! Yo !

Article écrit par Arnaud Letellier - Site web

Petits Charmoz 2867 m (traversée)

Jeudi 5 juin 2008

Dans son livre des 100 plus belles courses, Gaston Rébuffat considère cette course comme une excellente formation technique pour le futur alpiniste mais il nous avertit sur la difficulté des cheminées de l’Etala (coincements difficiles style chamoniard)

Le 01 juin 2008, après une bonne nuit de sommeil au refuge du Plan de l’aiguille, nos six montagnards attaquent cette traversée sans aucune inquiétude. La météo annonce 70% d’ensoleillement. Finalement, le temps restera gris et plusieurs pluies s’abattront sur la montagne.

La cordée, Philippe C.- Denis M., s’engagent la première dans les cheminées de l’Etala et franchit les deux longueurs difficiles sur un rocher particulièrement glissant. Ensuite, elle se dirige sur des vires versant Nantillons pour rattraper une boite aux lettres, l’arête et le sommet où elle trouvera la pluie. 

Après les cheminées, la cordée, Philippe A - Philippe B.- Emilie M., est optimiste sur le temps mais Emilie a les mains froides et douloureuses. Petit réchauffement et c’est repartie. Cette cordée choisit de poursuivre la voie classique. Elle se dirige vers le col de l’Etala, gravit le fameux Livre Ouvert bien au sec mais traverse les arêtes sous les rafales et la pluie. Elle rattrape le Col de La Bûche au plus vite sans passer par le sommet.

Félicitations à tous et particulièrementà Philippe C. notre «ouvreur de cheminées trempées», et à Emilie qui réalise sa première couse en montagne.

L’article de Roc’Altitude est ici ; les photos de Philippe C. sont ici ; les photos de Denis M. sont ici  ; les photos de Philippe A. sont là

Article écrit par Philippe Arnaud - Site web

Pointe Percée (2752m) et le Désir de vaincre au féminin

Samedi 31 mai 2008

En 1908, on la nomme Cime du Mont-Fleuri pour ses efflorescences qui se produisent sur ses rochers, ou Pointe-Percée à cause du trou rond qu’on aperçoit près de son sommet. A cette époque, l’ascension de cette pointe est très recommandée mais elle nécessite Guide et provisions. Du Grand Bornand, il faut 8h. pour rejoindre le Refuge Sauvage situé à 2250 m et ajouter 3 heures pour atteindre le sommet. Le Refuge Sauvage n’est pas gardé mais ouvert toute l’année. Ce chalet en bois est composé d’une pièce et d’un grenier. Il peut abriter 10 personnes, 20 au maximum. On couche sur un lit de camp garni de paille et on y trouve la vaisselle pour 6 couverts. (Guide-Joannes de Savoie, Hachette et Cie, 1908, pages 140, 141)

99 ans plus tard, le 14 juillet 2007, six grimpeurs se dirigent vers Le trou de cette Pointe. Après une bonne heure d’embouteillage au Grand Bornand (pas de chance, c’est l’arrivée du Tour de France) ils rattrapent le col des Annes, en voiture à moteur. De là, par un bon sentier, ils rejoignent rapidement le refuge Gramusset (ou Pointe Percée), 2164 m.

Une partie du refuge est en pierre, l’autre en béton. A l’intérieur, de confortables couchettes disposées sur trois niveaux, des couvertures, une grande table, du gaz, des ustensiles de cuisine et un poêle à bois sont à leur disposition.

Pour terminer leur journée, Philippe B., Romain & Régis iront gravir la voie de l’Ombre Chinoise (TD, 250m,5b/c, 2 pas de 5c+) Le lendemain, après une nuit rythmée par les ronflements d’un médecin, nos six grimpeurs partent à travers les lapiaz pour gravir la Voie du Trou (D, 250m, 5b) Un par un, ils découvriront le fameux TROU et sa vue imprenable sur le Massif du Mont Blanc..

De là, ils franchissent une vire en écharpe d’une trentaine de mètres, chevauchent l’arête aérienne Nord-Est et enchaînent jusqu’à la dernière brèche. Arrivées au pied du ressaut final, les cordées se séparent. Deux cordées poursuivent la voie classique de l’arête par le pilier d’angle en 5c. La troisième cordée part dans une autre aventure…

Du désir de vaincre au féminin

Pour éviter les difficultés du pilier d’angle, La troisième cordée décide donc de rejoindre tranquillement l’itinéraire de la cheminée Guittinger mais 100 mètres avant, l’attirance d’une belle paroi volante les conduits dans une voie plus audacieuse. Après 40 mètres d’escalade plutôt verticale, Anne et Philippe A. se retrouvent dans le silence et la solitude, sur une jolie petite vire d’une trentaine de centième de largeur qui domine le refuge. Le relais est moderne et très solide, l’air est pur, la vallée est ensoleillée. Transportés dans un autre monde, un merveilleux moment de plaisir envahit nos deux aventuriers mais les mots sont rares et les effets du vide sur le corps féminin deviennent douloureux. En effet, les yeux de Anne se mettent à chavirer et une désobéissance intérieure blanchit la peau de son visage. Bien accrochée à la corde, elle tourne la tête en direction du vide et, pour évacuer ses émotions, elle projette dans le silence un flot de vomissure et de bile. La paroi verticale qui venait d’être gravie devient ponctuée d’un nouveau décor. Guère motivé pour surmonter la paroi suivante, le leader propose à sa compagne de faire un rappel pour en finir. Anne refuse fermement et veut absolument rejoindre le sommet. Ils continuèrent l’ascension jusqu’au sommet.

Mais que faut’il faire pour arrêter les femmes?

Voies réalisées

L’Ombre chinoise (TD, 250m 5b/c, 2 pas de 5c+)

La voie du Trou (D, 250m, 5b) suivi du Désir de vaincre au féminin

Les grimpeurs : Anne L., Philippe B., Philippe A., Régis B., Arnaud L. Romain B.

Les photos de Philippe B. sont ici

Article écrit par Philippe Arnaud - Site web

St Leger

Dimanche 25 mai 2008

En cette journée de la fête des mères, le ciel devait lâcher des seaux d’eau sur toute la région… malgré cet avertissement, un petit groupe de grimpeur a décidé de prendre de vitesse les nuages…

Départ 7h pour une virée à l’Est là où il fait toujours beau… La Savoie.

Le granit nous a proposé ses superbes dalles, son adhérence exceptionnelle, et les braves courageux ont passé une journée de grimpe sans pluie. Il est surement des endroits qui offrent plus qu’une simple falaise à grimper, St Léger est doté d’un micro-climat, d’installations conviviales et d’un rocher à toutes épreuves.

les grimpeurs:

la famille Cadic, la famille Duparay, Claude, Ludovic et Philippe

Article écrit par Philippe Barbet - Site web

Escalade en Ardèche (le 9, 10 et 11 mai 2008)

Jeudi 15 mai 2008

Pendant trois jours, à proximité du village de Berrias-et-Casteljau 07460, treize grimpeurs et grimpeuses étaient au rendez-vous. Le camping de Chaulet-plage situé juste au bord de la rivière de Chassezac était leur camp de base. De là, une rapide traversée sur un canoë mis à la disposition des touristes (attention, traversée parfois très risquée pour les canoë-stoppeurs à la recherche d’un passeur ou d’une passeuse rapide) conduisait nos vies au pied du site d’escalade de Chaulet, juste en face le secteur “Le Ramoneur”. Le site de Mazet était situé à trois kilomètres du camp de base.

Malgré un rocher souvent patiné en partie basse et la sur-fréquentation des voies du 4ème et 5ème degré, 23 voies différentes, allant du 4ème au 8ème degré, ont été parcourues dans les règles de l’art sur les sites de Chaulet et Mazet. Les jeunes grimpeurs relèvent largement la moyenne du groupe.

Les grimpeuses et les grimpeurs : Marie-Jo B. ; Carole P. ; Wandine C. ; Anne L. ; Claude P. ; Philippe B1. ; Philippe B2. ; Philippe A. ; David C. ; Ludovic D. ; Romain B. ; Ivan B. ; Jérémy K.

Voies réalisées1 - Site de Chaulet (d’est en ouest)

Secteur Chairière :

  • N°9. Drine in (2L) 5c ;
  • N°12. Silence on ouvre (2L) 5b ;
  • N°15. Trompe l’oeil 4c ;
  • N°17. Lucane 5c ;
  • N°18. Les Espérides (L1) 5b (L2) 4b ;
  • N°19. A toi 5c ;
  • N°20. A moi 5c ;
  • N°22. Impasse (L1) 5c (L2) 5c
  • N°23. Première émotion (2L) 5b ;

Secteur Les Mots Croisés :

  • N°98. Le joute en fleur 7a+/7b ;
  • N°112. Allez au diable 6a+ ;

Secteur Le Ramoneur :

  • N°120 + 123. Le Ramoneur & C’est du gateau (L1) 4c (L2) 4b ;
  • N°134. Primadonna 5a ; Hold-up 5c ;

Secteur Gariboi :

  • N°148. L’art des choix 8a ;
  • N°151. La vie éternelle 6c ;
  • N°152. Ichtis 6b ;
  • N°156. Grosse fatigue 7a ;
  • N°162. Vie d’artiste 7c+ ;

2 - Site de Mazet (du nord au sud)

Secteur Troubadour :

  • N°27. Ni le foot dans la vie 5c ;
  • N°28. Ya pas que le neuvième degré 4c ;
  • N°29. Tom bombadilum 4c ;
  • N°34. La ballade du ménestrel 4c ;
  • N° 35. Manituri te saluant 5b.

Pour voir les photos de Wandine C. http://picasaweb.google.fr/philippearno/ARDECHEMai2008

Article écrit par Philippe Arnaud - Site web

Le Col du Tour Noir. 3535 mètres

Lundi 14 avril 2008

le col du tour noir

Malgré les nombreux démissionnaires doutant de la météo, le 12 avril 2008, ils étaient encore dix à partir pour le Col du Tour Noir. Natalie M., Christine V., Céline M., Emilie M., Mirella C., Yoann T., Denis M., Florent M., Philippe C. et Philippe A.

Depuis le Col des Grands Montets (3233 m), après une descente d’environ 700m, ils ont rattrapé le refuge d’Argentière (2771 m) en traversant le glacier du même nom. A l’aurore du lendemain, des millions d’étoiles et la voie lactée. Pour les moins rapides, il aura fallu près de 3 heures de marche pour arriver au Col du Tour Noir. D’un côté la vue s’étendait sur les grandes parois nord de l’aiguille Verte, des Droites, des Courtes et du Triolet. De l’autre, ils ont admiré les aiguilles Dorées, le Grand Combin, le Cervin et la Suisse entière. Du soleil, Ils peuvent également vous en parler. Ils sont tous revenus avec des yeux de Panda. 

L’article et les photos de Roc’Altitude sont ici , les photos de Philippe A. sont là , celles de Yoann sont ici.

Article écrit par Philippe Arnaud - Site web