Archive pour juin 2008

Aiguilles de Chamonix. Traversée Sud-Nord

Mercredi 25 juin 2008

Aiguilles de Chamonix. Traversée Sud-Nord

Projet du 06 & 07 sept. 2008 pour alpinistes très expérimentés (projet du 28 & 29 juin 2008 reporté)

Difficulté : Course mixte AD, D+ et TD selon les sections. Maxi quatre cordées solidaires entre elles.

Premier jour ( total 9 h 30 à 12 h de courses) : Montée à l’aiguille du midi (3842m) par le téléphérique. Ensuite, traversée : Aiguille du Midi - Aiguille du Plan (3673 m) (4 h) - Dent du Crocodile - Dent du Caïman - Col du Caïman (5 h 30 à 8 h)

> Bivouac au Col du Caïman. Pour un bivouac au Col du Fou, il faut ajouter 1 h30 de traversée.

Deuxième jour (total 8 h à 9 h de courses) : Col du Caïman (3392 m) - Pointe Chevalier (3418 m) - Col de Blaitière (3352 m) - Aiguille Lépiney (3426 m) - Col du Fou (3365m) (1 h30) (du col du Fou, échapée possible par les vires Fontaines en cas de mauvais temps) - aiguille du Fou (3501m) (2 à 3 h)- Aiguilles des Ciseaux (3579m) - Aiguilles de Blaitière (3522 m) (2 h) - descente de l’arête Bergeault et du glacier des nantillons - téléphérique du Plan de l’aiguille (env. 4 h)

 Contact : Tél. 04 74 51 86 90

Article écrit par Philippe Arnaud - Site web

La Pointe Sisyphe

Mardi 24 juin 2008
La Pointe Sisyphe 3660 m. Sortie du 21 et 22 juin 2008
Après la pluie des Petits Charmoz et la neige de la Tête Blanche, ils sont huit à partir. Ouf! deux journées pleines de soleil.

Repas en terrassePour atteindre le refuge Leschaux en 3 h. (2450 m), ils ont  pris le train à crémaillère de Chamonix vers 11 h. Arrivée à la gare supérieure du Montenvers (1913 m), ils ont descendu les échelles de fer, remonté la Mer de Glace et le Glacier de Leschaux avant de gravir les échelles. Le soir, un repas servi sur l’agréable terrasse ensoleillée du refuge a permis d’admirer les variations de lumière sur les grandes Jorasses. C’était beau!

la salle de bain du refuge

Où se laver à Leschaux? Au XXIe siècle, la gardienne Delphine a trouvé une élégante solution pour l’hygiène des alpinistes. Eau chaude, savons et serviettes à disposition.

Les Grandes Jorasses vers 21h

Le lendemain, ils sont partis du refuge vers 5 h. Après avoir descendu les échelles, le jour pointait. Ils ont remonté le glacier crevassé du Mont Mallet. Vers 3100 m, les cordées rapides qui avaient tracé le chemin dans la neige molle ont faibli. Les cordées suivantes ont pris le relais. A 10 h, ils se sont tous arrêtés à la Brèche des Périades (3401 m) située à quelques pas de la Pointe Sisyphe. Les Grandes Jorasses étaient encore très, même très très grandes! 

Au retour, ils ont pris le mène itinéraire et des ponts de neige cédaient parfois sous le pas. Ils sont arrivés au pied des échelles du refuge Leschaux vers 12 h. A 15 h ils étaient à la gare du Montenvers. Bravo Chantal pour cette première.

Passage d'une crevasse

Pour plus de précision sur le cheminement, consulter l’ouvrage de Jean-Louis LAROCHE et Florence LELONG, ”Sommet du Mont Blanc”, Glénat, 1996, page16, 17.

Les cordées: Chantal D. et Florent M. ; Denis M. et Thierry R. ; Philippe C. et Vincent B. ; Philippe A. et Philippe B.

Les souvenirs : les photos de Philippe A. sont ici, celles de Denis sont ici.

et bientôt, celles de Philippe B seront ici, celles de Philippe C. seront là.

Corde tendue s'il vous plaît!

 

Gentianes à 10 mètres du refuge

La Pointe Sisyphe 3460m. Sortie du 21 et 22 juin 2008

Article écrit par Philippe Arnaud - Site web

L’éperon Migot et le couloir de la Table

Jeudi 19 juin 2008

L’éperon Migot à l’aiguille du Chardonnet 3824 m et

Le couloir de la Table à l’aiguille du Tour 3544 m

Sortie du 30 et 31 juin 2007. ils étaient sept à rejoindre le refuge Albert 1er.

Le lendemain, deux cordées se Lèvent à 2 heures pour se lancer dans l’ascension de l’éperon Migot qui mène à l’aiguille du Chardonnet (Philippe A. - Philippe B. & Florent M. - Pierre André P.)

La troisième cordée se Lève une heure plus tard et gravit le couloir de la table qui conduit à l’aiguille du Tour (Philippe C. - Denis M. - Christine B.) 

Le temps et les conditions de neige étaient parfaits.

L’article de Roc’Altitude est ici , Les photos de Philippe B. sont là.

Article écrit par Philippe Arnaud - Site web

Tête Blanche. 3429 m (arête Nord-Est)

Dimanche 15 juin 2008

Sortie du 15 juin 2008

Un instant de soleil sur les hauts sommets, quelques éclaircies matinales, des rafales de vent, un brouillard intense et quatre heures de chutes de neige incessantes. Voilà le tableau de cette course hivernale au beau milieu du mois de juin. La météo montagne de chamonix avait promis 30% de soleil!

Arrivée au Col du Tour, nos trois montagnards (Wandine C., Philippe B., Philippe A.) s’échappent de l’itinéraire suivi par la foule et se dirigent vers l’invisible face Nord de Tête Blanche. Là, point de trace humaine et vingt centimètres de neige permettent de retrouver silence et solitude. 

Le brouillard est dense mais la lumière dévoile son spectacle. Les ombres sont douces et les couleurs vives sont blanchies. Nos montagnards marchent dans l’invisible au rythme des caprices de la nature mais la lumière est belle. Un instant, la face Nord dévoile sa structure. La rimaye semble infranchissable et sous les envolées de  poudreuse, les pentes supérieures paraissent instables.

Là haut, ils savent que la nature ne fait point de cadeaux alors ils resteront modestes. Pour rejoindre la France dans le bonheur, nos trois alpinistes continuent leur traversée à flan et s’élancent sur l’arête Nord-Est. Après le contournement d’une gigantesque crevasse et l’ascension de quelques belles pentes mixtes aux passages parfois délicats et athlétiques, ils foulent le sommet. Là, pas le moindre signe de vie, tout semble appartenir à la nature. La pierre, la neige, le vent et le brouillard sont maîtres des lieux. La pierre ne dit rien, la neige tombante frappe les visages, le brouillard dissimule les abîmes. Sans attendre, ils entament la descente mais le relief est invisible. La lumière a anéanti les contrastes et seule l’inclinaison des pentes est repérable sous le pied. Une centaine de mètres en contrebas, l’incertitude du chemin grandit. Carte et boussole en mains, l’itinéraire du retour est vite repéré.

Bravo à Wandine qui vient de réaliser sa première course.

Etat de l’arête Nord-Est de Tête Blanche le 26 juin 2006 et l’itinéraire du 15 juin 2008

Les photos de Philippe A. sont ici, les photos de Philippe B. vont bientôt arriver 

 

Article écrit par Philippe Arnaud - Site web

Montserrat Connexion (8,9,10,11 mai Espagne-France)

Jeudi 12 juin 2008

the montserrat connexion

Assemblage et photos(ci-dessus) de Xavier & Céline.

Escalade à Montserrat & Buoux

Le 7 mai 2008, 7 vaillants mousquetons firent donc route vers l’espagne en quête de la terre promise, le site d’escalade légendaire du massif de Montserrat, situé à 59 km de Barcelone, en Espagne.

Au coeur de ce massif aussi gigantesque que somptueux est perché un monastère des plus étonnants (el monasterio de Montserrat), site mystique où le pèlerin peut contempler la vierge noire, madone des grimpeurs, et s’il est un tant soit peu empreint de mysticisme, peut espérer être touché par un éclat de grâce divine.

Le massif de Montserrat est aussi magnifique qu’immense, (plus de 3000 voies).

Après un voyage sous les étoiles et un repos de quelques heures en camping sauvage, nous fûmes tirés de notre bref sommeil réparateur par l’adjudant Ted, qui sait bien que plus court est le week-end, plus précieuses sont les secondes.

S’en suivit une brève virée, les yeux souriants et cernés, al monesterio de Montserrat où Niko connut une illumination qui marqua son visage toute la journée durant.

Quelques heures et un pic-nique espagnol plus tard, après avoir visité l’excellente boutique de grimpe du village et effectués quelques emplettes espagnoles (chaussons,  chapeau et T-Shirt magiques), la Montserrat-Connexion, regroupant une faction de grimpeurs au regard vif et au poil soyeux du club des 3 mousquetons, est entrée en mode grimpe.

Marche d’approche sur la trace des biquettes

Au travers d’une nature sauvage et inhospitalière, l’absence de coupe-coupe et autres sécateurs fut compensée par la fougue des vaillants mousquetons.

Bien vite, le Fred disparu au sommet d’une voie, suivit de son jeune disciple Niko, pour aller tâter du 7 sur la falaise d’en face.

Magnifique journée d’escalade.

Sur ce rocher, petit scarabée,  tu apprendras à tout placer dans tes pieds, car ici la force brute est aussi futile qu’un pétal de ronces emporté par la brise d’une nuit d’été.

Le secteur des falaises de Montserrat que nous avons pratiqué, est composée de milliards de petits cailloux multicolores agglomérés et hyper-résistants, la moindre petite merdouille suffisant à s’accrocher, ce qui semble surréaliste au premier abord, mais ça tient!

La météo n’était pas de notre côté, le ciel se couvrant en fin de journée, d’un amas de nuages sombres aux formes étranges, pour se transformer le lendemain en pluies diluviennes.

Plusieurs solutions s’offrirent alors à la Montserrat Connexion, redescendre vers la Mancha pour aller combattre quelques moulins ou remonter vers un site d’escalade épargné par la météo.

Nous avons opté pour la seconde option et sommes donc retournés au pays des bouffe-grenouilles, sous les cieux plus cléments de Buoux.

De retour en France, après un petit dîner gentillet dans un charmant village où défilaient des mannequins locaux affublés de morceaux de tissus et de plumes de volatiles; Céline, notre chef secouriste, nous à démontré qu’en plus de grimper avec fougue et parcimonie, elle savait parfaitement gérer les accidentés de la route.

Buoux est situé dans le Lubéron, c’est un site d’escalade fort réputé en France et noté comme “incontournable” dans le guide du grimpeur intergalactique (édition 2018).

Après une nuit mouvementée, encore sous le choc de son illumination mystique, Niko fait “la sirène sur son rocher”, en arrière plan Céline qui escalade la voie du “moustique fou”.

Céline, palpant la roche

Niko, plus agile qu’un chimpanzé

Xavier se détend dans la Crysalide (8A), avec une grimpette gracile, tout en souplesse, suivit d’une descente brosse à dent en main pour faire disparaitre toute trace de son passage et optimiser la roche pour le prochain grimpeur (technique préconisée à tous, et décrite en détail dans son livre en préparation : le guide du savoir grimper).

Notre séjour s’est conclu par un épluchage de légumes suivit d’un succulent déjeuner à l’Auberge des Seguins(Buoux, Lubéron), gîte magnifique situé en pied de falaise où Amélie sait charmer sa clientèle.

Auberge des Seguins, Buoux

Conclusion

Cette petite expédition-escalade Montserrat-Buoux fut excellente bien qu’un peu courte.

A suivre! Yo !

Article écrit par Arnaud Letellier - Site web

Assemblée générale le 20 juin

Samedi 7 juin 2008

Tous les membres du club d’escalade les 3 mousquetons sont conviés à l’Assemblée Générale (AG) du 20 juin, ça vous permettra de comprendre le fonctionnement du club, de proposer vos idées, de donner votre opinion, et peut-être de vous impliquer en participant au bureau ou en donnant des cours d’initiation à l’escalade.

Cette année nous avons eu un président fantôme et il va falloir en trouver un autre qui soit un peu plus disponible, si le poste vous intéresse, il est temps de vous proposer, la concurrence ne sera pas rude : jusqu’à présent, personne ne veut être président.

Quoiqu’il en soit, rendez-vous à l’AG, le 20 juin, et en attendant, en salle quand il pleut et dehors quand le temps le permet.

Bonne grimpe !

Article écrit par Arnaud Letellier - Site web

Petits Charmoz 2867 m (traversée)

Jeudi 5 juin 2008

Dans son livre des 100 plus belles courses, Gaston Rébuffat considère cette course comme une excellente formation technique pour le futur alpiniste mais il nous avertit sur la difficulté des cheminées de l’Etala (coincements difficiles style chamoniard)

Le 01 juin 2008, après une bonne nuit de sommeil au refuge du Plan de l’aiguille, nos six montagnards attaquent cette traversée sans aucune inquiétude. La météo annonce 70% d’ensoleillement. Finalement, le temps restera gris et plusieurs pluies s’abattront sur la montagne.

La cordée, Philippe C.- Denis M., s’engagent la première dans les cheminées de l’Etala et franchit les deux longueurs difficiles sur un rocher particulièrement glissant. Ensuite, elle se dirige sur des vires versant Nantillons pour rattraper une boite aux lettres, l’arête et le sommet où elle trouvera la pluie. 

Après les cheminées, la cordée, Philippe A - Philippe B.- Emilie M., est optimiste sur le temps mais Emilie a les mains froides et douloureuses. Petit réchauffement et c’est repartie. Cette cordée choisit de poursuivre la voie classique. Elle se dirige vers le col de l’Etala, gravit le fameux Livre Ouvert bien au sec mais traverse les arêtes sous les rafales et la pluie. Elle rattrape le Col de La Bûche au plus vite sans passer par le sommet.

Félicitations à tous et particulièrementà Philippe C. notre «ouvreur de cheminées trempées», et à Emilie qui réalise sa première couse en montagne.

L’article de Roc’Altitude est ici ; les photos de Philippe C. sont ici ; les photos de Denis M. sont ici  ; les photos de Philippe A. sont là

Article écrit par Philippe Arnaud - Site web